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Quatre policiers ‘’suspendus’’ pour avoir tabassé un producteur de musique à Paris

Quatre policiers ont été « suspendus à titre conservatoire » jeudi, après avoir été mis en cause dans le passage à tabac d’un producteur de musique samedi à Paris. Le ministre de l’Intérieur en avait fait la demande quelques heures plus tôt après la diffusion de la vidéo de l’incident sur les réseaux sociaux. L’IGPN a également été saisie.

Les images ont choqué le ministre de l’Intérieur. Quatre policiers ont été « suspendus à titre conservatoire », jeudi 26 novembre, après leur mise en cause dans le passage à tabac d’un producteur de musique, samedi 21 novembre, selon une source proche du dossier. Gérald Darmanin s’était exprimé en ce sens quelques heures plus tôt, après la diffusion de vidéos de l’incident sur les réseaux sociaux. Cela en pleine polémique sur le projet de loi sur la « sécurité globale ».

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait demandé dans la matinée au préfet de police de Paris, Didier Lallement, de les suspendre. Le préfet, conformément à la procédure, en a fait la demande au directeur général de la police nationale, seul à même de les suspendre. Frédéric Veaux s’est donc exécuté.

Invité du 20 h de France 2, Gérald Darmanin a renchéri et a annoncé jeudi soir qu’il demanderait « la révocation » des policiers mis en cause, qui ont « sali l’uniforme de la République ».

Trois policiers ont d’abord été suspendus, puis un quatrième quelques heures plus tard, après la demande du préfet de police de Paris, selon une source de l’AFP. Arrivé en renfort, le quatrième homme est soupçonné d’avoir lancé une grenade lacrymogène dans le studio de musique.

Cette affaire intervient en pleine polémique sur un projet de loi qui encadre la diffusion des images des forces de l’ordre en opération, appelé « Sécurité globale ». Et également après l’évacuation musclée, lundi 23 novembre, d’un camp de migrants au cœur de la capitale.

Les images publiées jeudi par le site Loopsider montrent un homme appelé « Michel » qui subit une volée de coups assénés par des policiers alors qu’il se trouve à l’entrée d’un studio de musique du 17e arrondissement de Paris.

« On m’a dit ‘sale nègre’ plusieurs fois et en me donnant des coups de poing« , a dénoncé la victime en venant porter plainte, avec son avocate, au siège parisien de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). « Des gens qui doivent me protéger m’agressent (…) je n’ai rien fait pour mériter ça« , a-t-il poursuivi devant la presse, « je veux juste que ces trois personnes soient punies par la loi ».

Dans une rare déclaration publique, le procureur de Paris, Rémy Heitz, a souhaité que l’IGPN, saisie du dossier, enquête « le plus rapidement possible ». « C’est une affaire extrêmement importante à mes yeux et que je suis personnellement depuis samedi« , a-t-il dit à l’AFP.

Source: France 24

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