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Guinée : ‘’démagogie’’ à ciel ouvert chez certains soi-disant « activistes de la société civile »

Si les responsables politiques jouent un rôle central dans la compréhension de la réalité, il revient aux acteurs de la société civile de peser davantage dans le débat public et de permettre aux plus précaires de faire entendre leur voix. En Guinée être un activiste noble qui défend les vraies valeurs des citoyens est devenue une chose compliquée pour certains.

Dans ce pays, on a tendance à confondre les organisations de la société civile à ceux des partis politiques pourtant, ce sont deux choses très différentes. Le premier joue le rôle d’intermédiaire entre les citoyens et les gouvernants dans le sens du bien être d’une population donnée. Le second, c’est un groupe qui est là à la quête du pouvoir.

Sur le terrain c’est tout à fait le contraire dans ce pays. Car, pendant que les politiques sont-là à s’attaquer entre eux, la société civile aussi en fait de même. De nos jours, nous constatons que cette société civile est hors de son objectif principal, celui de défendre l’intérêt des citoyens, cette couche qu’elle se réclame être.

L’exemple de cet acte irrespectueux est simple, pendant le pays est plongé dans une crise politique très profonde, certains soi-disant acteurs de la société civile, opportunistes continuent à amadouer les citoyens à cause des muettes qu’ils auraient reçu de la part de certains cadres qui veulent garder leur place dans le gouvernement. C’est le cas de ces fameuses plateformes composées de la CONASOC, PNAPIC, MAOG, toutes des plateformes qui roulent au profil des cadres véreux dans le gouvernement d’Alpha Condé.

Ce collectif des plateformes de la société civile a animé un point de presse ce samedi 21 novembre 2020 à la maison commune des journalistes dans le cadre de la situation sociopolitique du pays. Dans leur déclaration lue par une dame devant les hommes de médias, deux points touchés suffisent pour dévoiler leur position et d’ailleurs qui décrédibilise même la société civile. Il s’agit bien de sa désolidarisation de toute idée de dissolution d’une quelconque institution de la République qui selon eux pourrait être assimilée à un coup d’Etat institutionnel, pendant que la Guinée n’est pas en transition.

Plus loin, ce collectif a indiqué qu’il est inopportun d’envisager une quelconque révision de la constitution actuelle. Des idées qui vont directement à l’encontre des 15 organisations de la société qui avaient en premier animé une conférence de presse mercredi 18 novembre 2020 où ces deux propositions faisait partir pour une éventuelle sortie de crise.

La question que je me pose, c’est pourquoi cette haine, cet acharnement entre des acteurs censés de défendre l’intérêt des citoyens ?  Pourquoi ne pas se donner les mains et se comporter de façon noble pour sauver les citoyens quand le pays fait face à des situations compliquées ? Mais non, pendant que les autres cherchent à arranger les choses, d’autres par contre vient pour tout mettre dans l’eau pour une question d’intérêt personnel en se tapant la poitrine ‘’nous sommes’’ de la société civile. C’est vraiment utopique de votre part. Face à cette réalité, ce collectif des plateformes composé de CONASOC, PNAPIC, MAOG fait la honte de la société civile guinéenne.

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