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Guinée : la classe politique divisée sur l’annulation de la visite de la Cédeao

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En Guinée, le report « sine die » de la mission de haut niveau de la Cédéao, qui devait rencontrer le président Alpha Condé ce mardi, à quelques jours du scrutin prévu ce dimanche 22 mars, est diversement apprécié : à quelques jours du double scrutin, la classe politique reste profondément divisée sur le processus électoral.

La veille de cette mission conduite par le président ghanéen Nana Akufo Addo, plusieurs rumeurs circulaient à Conakry, témoignant des multiples propositions de sortie de crise, afin d’obtenir des élections inclusives. Parmi ces options, celle d’un éventuel report des législatives pour laisser le temps au dialogue.

Au sein de la majorité présidentielle, l’ajournement de cette mission inspire un certain soulagement. « Quelle que soit l’issue de cette médiation, nous étions déterminés à aller aux élections ce dimanche », insiste Amadou Damaro Camara, président du groupe RPG Arc-en-ciel à l’Assemblée. Ce responsable dénonce par ailleurs des « tensions artificielles » créées par l’opposition.

Pour l’opposition, qui se sentait confortée par les conclusions des experts de la Cédéao, c’est la douche froide. « Cette médiation était une opportunité de faire infléchir la position d’Alpha Condé, mais il refuse le dialogue », dénonce Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG. D’après lui, c’est le statut quo : l’opposition n’a pas été associée au processus de révision du fichier électoral. Impossible de vérifier que si le fichier sera effectivement assaini d’ici la fin de la semaine.

Résultat : les tensions sont toujours aussi vives. L’opposition semble bien décidée à faire « empêcher le vote dimanche », selon les mots d’un militant de l’UFR.

Le Front national de défense de la Constitution appelle à deux nouvelles journées de mobilisation cette semaine pour protester contre ce processus électoral.

RFI.fr

 

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