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En Guinée, l’année commence mal !

Conakry s’est réveillé ‘’grogui’’ en ce lendemain d’un début de désobéissance civil que le Front National de Défense de la Constitution a décrété depuis ce 13 Janvier. Mettre un terme à cette idée d’un Troisième mandat par l’adoption d’une nouvelle Constitution dont les mystérieux rédacteurs demeurent de vulgaires inconnus en Guinée.

Ce lundi 13janvier devrait être une prière blanche dans le combat des Guinéens pour un mieux-être. Des grèves majeures sont annoncées depuis quelques temps.

 Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, a lancé son mot d’ordre de débraillage illimité sur toute l’étendue du territoire national. Ses leaders sont aux arrêts depuis quelques temps. Les négociations sont bloquées et l’école guinéenne continue de végéter dans la médiocrité.

L’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée, cautionne également un autre conflit des travailleurs de la Guinéenne de l’Energie ‘’E.D.G. qui menace d’aller en grève ce jeudi 15 janvier.

 En face, les Guinéens se rendent compte que sa classe dirigeante n’est qu’un ramassis d’hommes aussi irresponsables les uns que les autres. Les élections législatives qui pointent en ce mois de février qu’une CENI décriée depuis un moment est censée organiser, risquent de faire basculer dans l’horreur les paisibles populations par son manque de maitrise des évènements.

 Pour cette journée noire du 13 janvier le constat reste égal à la réputation de ‘’gâchette facile’’ de certains agents des forces de l’ordre qu’ils trainent depuis très longtemps.

Trois faits majeurs qui nous confortent dans notre conviction que la Guinée est gouvernée de manière hasardeuse, sans boussole.

 L’an 2020, qui est une année électorale d’annonce calamiteuse à tout vent, nous irons lentement vers un glissement du calendrier électoral qui sera source d’affrontements et de déstabilisation de longue durée.  2020 est aussi l’année du bilan du pouvoir sortant. Quel bilan présentera-t-il, si tout cela devait se terminer dans une confusion générale.

  Des images qui font froid dans le dos sont véhiculées par les réseaux sociaux et circulent en toute liberté en ajoutant à l’ambiance anxiogène dans laquelle baigne notre pays depuis une bonne année.

Le cauchemar des populations guinéennes n’est qu’à ses débuts. Faudrait-il que les Guinéens tombent par milliers pour que le pouvoir entende raison ?

 Dans notre quête de l’information, nous avons eu à rencontrer un collège d’imams qui se préparent à faire réciter la fatya dans toutes les mosquées de Guinée pour maudire toute personne, toute entité qui aurait toute idée concourant à un affrontement entre les Guinéens.

Ainsi soit-il !

    Samba TOURE

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