Take a fresh look at your lifestyle.

Marche du FNDC : acte 5 de la manifestation pour dissuader Alpha CONDE au projet de nouvelle constitution

16

Après la manifestation du jeudi 14 novembre marquée par la dispersion des manifestants par les forces de l’ordre, ce mardi 26 novembre 2019 les leaders du Front National pour la défense de la constitution (FNDC) et leurs partisans battent encore le pavé. Pour une énième fois, ils tentent dissuader le locataire de sekhoutouréya pour son projet de nouvelle constitution.

Déterminer à barrer la route à ce projet qui selon eux vise à pérenniser le Président de la République au pouvoir, les antis- nouvelle constitution et de troisième mandat promettent d’aller jusqu’au bout.

« Nous savons dans quelle condition le peuple de Guinée est en train de vivre, les guinéens sont malheureux parce que la pauvreté gagne le terrain. Des centaines de milliers vont sortir encore aujourd’hui pour demander à Alpha CONDE qu’il est temps de libérer notre pays, qu’il est temps de se prononcer. Parce que ceux qui sont en train de le pousser à toucher notre constitution, c’est les mêmes qui ont transformés ce pays en lac au temps de Lansana CONTE pour modifier notre constitution et ça nous a été très douloureux. Nous voulons plus cela et c’est pour cette raison que nous l’invitons de sortir par la grande porte. Tant que le président ne dira pas clairement qu’il n’y a pas de nouvelle constitution et de troisième mandat les manifestations ne vont pas s’arrêter «, déclare Faya MILLINONO du bloc libéral (BL).

De son côté Abdoul Kabélé CAMARA dénonce les arrestations arbitraires et demande au pouvoir en place de libérer leurs collègues en détention.

« Nous sommes là mobilisés pour protester contre les arrestations arbitraires, illégales, abusives des membres du FNDC et de tous les détenus. En 2019 il est inadmissible que des citoyens guinéens soient encore en prison parce qu’ils ont osé exprimer leur opinion politique. Une fois encore nous sommes là aujourd’hui pour dire non à une nouvelle constitution, au tripatouillage de la constitution à des fins personnels. On peut changer une constitution mais pas de cette manière, la démarche est inopportune, le timing n’est pas au rendez-vous. Nous demandons également à ce que Abdourahmane SANO et tous les autres soient libérez. 2020 doit connaitre le couronnement des principes de liberté publique, individuelle, du respect des lois et des règlements de la constitution faute de quoi c’est l’instabilité et nous ne le souhaitons pas. Nous voulons que ce pays avance », martèle le Président du parti Rassemblement Guinéen pour le Développement.

 Quand au Président du parti UDD (l’Union pour la Démocratie et le Développement), BAH Oury, il appartient au Président actuel d’écouter son peuple qui ne désire que de la stabilité dans le pays.

« Nous continuons à réclamer leurs libérations, il y a encore des intimidations qui vont au-delà. Il y a par exemple monsieur DIAWARA des brassards rouges qui a été déposé hier à la maison centrale, nous exigeons leurs libérations. L’intimidation ne pourra pas marcher, il n’y aura plus de troisième mandat en Guinée. Et donc la réponse appartient au Président de la République Alpha CONDE d’écouter son peuple qui veut la paix, la stabilité constitutionnelle, qui ne souhaite pas s’engager dans une aventure qui risque de coûter très chère à la Guinée », finit-i-il par conclure.

Reste à savoir si le locataire de sekhoutouréya comprendra le message et renoncera à son projet de modification de la constitution qui a déjà causé plus d’une dizaine de morts et de blessés à travers tout le pays.

Share Button

Leave A Reply

Your email address will not be published.