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Guinée : AMNESTY IINTERNATIONAL, ‘’les voyants au rouge à l’approche de l’élection présidentielle de 2020’’

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Sous le thème l’Examen Périodique Universel de l’ONU (EPU), Ce mercredi 13 novembre 2019 AMNESTY INTERNATIONAL a fait un communiqué de presse à la maison de la presse de Conakry. Ayant pour objectif l’amélioration des droits humains dans le monde, ce matin, ils ont fait le lancement de leur rapport sur la violation des droits de l’homme en Guinée qu’ils ont intitulé, ‘’les voyants au rouge pour les droits humains à l’approche de l’élection présidentielle de 2020’’.

Après la projection d’une vidéo sur l’impunité, Kiné- Fatim DIOP chargée de campagne Afrique de l’ouest a introduit la conférence en rappelant les recommandations que leur mouvement avait soumis à la Guinée lors de leur dernier rapport.

 « En 2015, lors de l’examen périodique universel, la Guinée avait reçu 194 recommandations, elle en avait accepté 180 et rejetée 14. Les autorités guinéennes avaient par exemple accepté des recommandations invitant à abolir la peine de mort ; elle s’est également engagée à faire des mesures concrètes pour protéger le droit à la manifestation, le droit à la réunion pacifique en ne faisant pas recours à la force pour empêcher des manifestants d’exercer leurs droits et à amener des personnes soupçonnées d’avoir utilisé la force devant la justice. La Guinée avait également accepté le droit à la liberté d’expression et surtout de garantir la sécurité des journalistes mais également à protéger le droit des femmes et améliorer les conditions de détention », a-elle-rappelé.

Cependant, AMNESTY international a constaté que la situation sur les violations des droits humains en Guinée reste préoccupante. Même si la Guinée a tenu en compte quelques recommandations comme par exemple l’abolition de la peine de mort ou encore la criminalisation de la torture, des mariages précoces et forcés, des mutilations génitales féminines.

« Malgré quelques avancées, notamment relatives à la peine de mort ou à la torture, les voyants sont au rouge à l’approche de l’élection présidentielle de 2020. D’abord, parce que les manifestations sont fréquentes que ça soit à Conakry ou à l’intérieur de la Guinée ; ensuite parce que les personnes qui expriment une dissidence sont régulièrement arrêtés ou assujetties à une forme d’harcèlement judiciaire. Et c’est d’autant plus grave que les conditions carcérales sont mauvaises et que du coup en étant en détention, tout ceci est une forme de violation des droits humains. Il y a aussi la question de l’impunité parce que les autorités reconnaissent difficilement, voir pas leur responsabilité quand il y a des décès dans les manifestations et qu’il y a très peu de cas de personnes décédées dans ces manifestations qui ont été portés à la justice ou qu’il y a eu des enquêtes », a dénoncé François PATUEL chercheur Afrique de l’ouest.

 Selon le rapport, au moins 70 manifestants ou passants ont été tués depuis janvier 2015, des journalistes ont été ciblés et 109 morts en détention.

Par ailleurs, AMNESTY International met en garde contre la montée des tensions politiques dans un contexte où les craintes sont vives que le président Alpha CONDE ne modifie la constitution pour briguer un troisième mandat. Le mouvement appelle les autorités guinéennes à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour apaiser les tensions, protéger les droits humains et sauver des vies avant, pendant et après les prochaines élections.

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