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Familles des victimes de Ratoma : « nous demandons au ministre Mouctar DIALLO de nous identifier les jeunes de l’axe qui détiennent des armes »

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Suite au passage du président du (NFD) Mouctar DIALLO actuel ministre de la jeunesse dans l’émission les ‘’Les Grandes Gueules’’ de la radio ‘’Espace’’ où il affirme à deux reprises « je connais des jeunes de l’axe qui détiennent des armes » les familles des victimes, ont porté plainte pour non-dénonciation de crimes le 6 novembre dernier contre l’ancien opposant.

Ce matin à la maison de la presse de Kipé, l’institut de recherche sur la démocratie et l’Etat de droit a animé une conférence de presse. Objectif, expliquer pourquoi les familles des victimes de la commune de Ratoma ont décidés de porter une plainte contre le ministre Mouctar.

« Nous estimons que M. Mamadou Mouctar DIALLO aurait permis d’éviter l’assassinat des enfants de mes clients s’il avait dénoncé des détenteurs des armes létales. En refusant d’informer les autorités judiciaire ou administratives de la possession de telles armes après des dizaines d’assassinat, il tombe sous le champ d’application de l’article 705 du code pénal qui stipule : « le fait, pur quiconque ayant connaissance d’un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui peuvent être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives, est puni d’un emprisonnement de 1 à 3 ans et d’une amende de 200.000 à 1.000 000 de franc guinéen ou de l’une de ces deux peines seulement », a écrit Maitre Thierno Soulaymane BALDE avocat à la cour dans la plainte qu’il a adressé au Procureur de la République près du Tribunal Première Instance de Conakry II, Dixinn au nom des familles des victimes.

Présente dans la salle, la mère des victimes Ismaël BAH décédé le 21 septembre 2017 et Boubacar BAH aussi tué par balle ne pouvait toujours pas parler de ses enfants au passé. Gagné par l’émotion, elle n’a pu dire que quelques mots. « Je suis là pour la mort de mes fils. J’ai vu mes deux fils se faire tués sans rien demander et cela m’a complètement paralysé. L’ainé a été tué et le second a suivi sans savoir ce qu’il avait fait de mal. Donc si je suis là, c’est pour demander qui les a tués » conclut en larmes madame Safiatou DIALLO.

Indigner par les propos de du ministre de la défense, Mamadou Ciré DIALLO coordinateur général du mouvement ‘’AKHA DAN qui veut dire que cela cesse’’ des jeunes leaders de l’axe Hamdallaye Kagbellen se dit choqué.

« Depuis 2007 nous faisions partie du noyau qui organise les manifestations sur l’axe et nous le faisons pacifiquement. Mais aujourd’hui, Mouctar DIALLO un monsieur avec lequel nous les organisions, un monsieur avec lequel on se présentait devant les tribunaux pour défende le cas des jeunes arrêtés pendant les marches et pas besoin et de rappeler qu’il était témoin de tous les assassinats se retourne contre nous tous simplement parce qu’il est protégé par un décret présidentiel. Les propos qu’il a tenu sont vraiment choquant, c’est comme s’il avait dit que nous entretuions entre manifestants. Mais comme il affirme Connaitre des jeunes de l’axe qui détiennent des armes, nous lui demandons humblement de nous révéler l’identité de ces jeunes qui selon lui détiennent des armes, parce que cela y va de notre crédibilité nous jeunes de l’axe », martèle-t-il.

Cette plainte est une manière pour les familles des victimes de montrer leur soif de juste concernant les assassinats de leurs enfants. Pour les habitants de la commune de Ratoma l’axe est devenu un centre d’affaire pour les policiers et les gendarmes qui leurs demandent à chaque arrestation de payer une somme qui varie entre 500 000 à 3 000 000 franc guinéen pour la libération.

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