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Si on parlait de la justice guinéenne…. Paroles de citoyens !

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Mamadou Diakité, un activiste de la Société civile, ne manque pas de mots pour qualifier la justice guinéenne. Selon lui, l’appareil judiciaire guinéen manque d’efficacité et de promptitude dans le traitement de dossiers sensibles. Selon lui, le tableau judiciaire guinéen n’est pas totalement sombre. « La justice est là pour des gouvernements en place, les gens qui sont derrière les barreaux   aujourd’hui, membres du FNDC avec une justice indépendante ne devraient pas être emprisonnés. Mais dans ce pays le gouvernement vient influencer la justice », déplore notre interlocuteur.

Il est de notoriété publique que depuis plusieurs années, nombre de décisions de justice rendues par les cours et tribunaux guinéens sont contestées par les citoyens ordinaires et autres hommes politiques. Une situation qui favorise d’une part la crise de confiance entre la justice et les citoyens et d’autre part, favorise les vindictes populaires enregistrées souvent à Conakry et en province. « Une large frange ds citoyens déclare sans porter de gants qu’elle n’a aucune considération et encore moins de confiance en ces magistrats. Il nuance tout de même ses jugements et conclut : Mais lors ce que la justice est rendue correctement, ils applaudissent », explique Ahmed Sékou TRAORE.

Les Guinéens se rappellent qu’en l’an 2011 ont été organisés les Etats généraux de la justice guinéenne. Des Etats généraux qui avaient pour objectif, de professionnaliser les magistrats, les auxiliaires de justice et de rapprocher la justice des justiciables. Malgré cet élan, plusieurs défis restent encore à relever dans ce secteur si sensible de la vie nationale.

Le manque criard d’équipement de tous ordres dans les cours et tribunaux allant des tables fonctionnelles à l’éclairage des bureaux et autres salles d’audience plombe dangereusement l’exercice même du métier de magistrat.  « A Koubia dans Labé, il fut un temps où les audiences se tenaient sous un arbre. Le procureur militaire de Labé par exemple, qui couvre toute la région de la Moyenne-Guinée y compris Koundara dans le Badiar n’a même pas un vélo pour l’exercice de ses fonctions », regrette cet autre activiste Mamadou Kaly DIALLO.

Les organisations des droits humains dans leur majorité pointent du doigt, la mal gouvernance générale du pouvoir qui pénalise le fonctionnement de la justice guinéenne. Un cri du cœur et un appel que la société civile lance à tous les hommes épris de justice et de paix, pour une Guinée émergente.

Samba TOURE

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