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Société : Dixinn devenu zone sinistrée !

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Des morcellements de détritus  en tout genre, une atmosphère irrespirable, une ambiance de désordres tels sont les réalités que vivent les citoyens de Conakry en ce début de grandes pluies. C’est une impression de déjà vue que vivent tous les guinéens en cette période de l’année. Les pouvoirs public sont absent, les citoyens restent impatients devant la férie des éléments.

En temps pluvieux, rien n’arrête l’eau, elle s’infiltre par tout et nous sommes partis pour des nuits blanches tous les habitants sont précaire dans cette capitale plus que centenaire, mais qui peine à se moderniser et rendre viable les espaces de vie pour les laborieuses populations.

Dixinn que nous avons visité ces derniers jours est à l’image de toutes les autres communes de Conakry. Une cité à redéfinir afin d’être où il faut bien vivre débarrassée de toutes ces immondices que charrient les eaux ruisselantes dans lesquelles nagent des restes de repas et des crapauds que croassent à tout rompre.

« Les déchets sont tous transportés par les ruissellements d’eau  qui quittent Avaria et Farma-Guinée. Quand il pleut, nos matelas sont envahis, l’eau nous arrive jusqu’au hanches dès fois même on croise des animaux pourris. Des chats, des chiens, des poules, etc. L’eau flotte dans nos chambres et conséquence tous mes locataires ont quitté », explique Mohamed CISSE propriétaire de l’une des maisons.

Craignant pour leurs état de santé ou de perdre leurs vies ou celles de leurs proches, ces citoyens vivent avec la peur dans le ventre et redoutent de subir le même sort que ceux de Dabondi. C’est le cas de ce jeune élève qui se demande qui sauver en cas d’inondation. « Dois-je sauvé ma vie, celle de mes frères et sœurs ou celle de mon grand-père qui est déjà fatigué ? Quand il pleut, il n’y a plus de passage pour accéder notre maison. J’ai peur on a tous vus ce qui s’est passé à Dabondi et dans d’autres quartiers de Conakry donc je me dis que ça pouvait être notre quartier ou notre famille. Ainsi nous demandons de l’aide à l’Etat et aux bonnes personnes, qu’ils viennent à notre secours pendant qu’il est encore temps, avant qu’il ne soit trop tard », implore Abdoulaye CONTE.

Nous espérons quant à nous que le pire est derrière et que les pouvoirs publics encore eux, trouverons les voies et moyens de juguler le mal être ambiant dans notre capitale, qui naguère était appelée la perle de la côte ouest-africaine.

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