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Alassane Ouattara : « Je peux me représenter si je le souhaite »

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Candidat à la présidentielle de 2020 ? Pas candidat ? Alors que l‘échiquier politique de la Côte d’Ivoire se redessine, l’actuel président ivoirien, Alassane Ouattara continue d’entretenir le flou sur son avenir politique. Il le martèle, il faudra attendre 2020 pour connaître ses ambitions.

L’affiche pour la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire est loin d‘être connue. À moins de deux ans de cette échéance tant attendue que crainte dans le pays, les éventuels candidats restent sibyllins. À la tête de la Côte d’Ivoire depuis la présidentielle de 2010, Alassane Ouattara n’a toujours pas affiché ses ambitions, alors que son opposition le soupçonne de vouloir briguer un troisième mandat.

À Addis-Abeba où il participait dimanche au sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, le président ivoirien a accordé une interview à Radio France Internationale (RFI) dans laquelle il n’a une nouvelle fois pas écarté de poser sa candidature à un troisième mandat.

“C’est très clair, je peux me représenter si je le souhaite. C’est une nouvelle Constitution (depuis 2016) Tous les avis juridiques que j’ai consultés me confirment. Je donnerai ma réponse en 2020. Je peux prendre une décision jusqu’au 28 juillet 2020”, a-t-il souligné, avançant “un bilan inattaquable” avec un fort taux de croissance et de faibles taux d’inflation, d’endettement public, de déficit budgétaire”.

Recomposition politique

Un discours qui vient nuancer les propos que tenait le président ivoirien lors de l’assemblée générale constitutive du parti unifié RHDP, en juillet 2018. Alassane Ouattara expliquait alors vouloir opérer le « transfert du pouvoir à une nouvelle génération en 2020 », annonçant à l’occasion qu’il ne briguerait pas un autre mandat.

Mais, depuis, les choses ont changé et Alassane Ouattara fait face à bien d’obstacles. Si une certaine thèse estime que le président utilise la “menace” de se représenter pour faire taire les querelles internes nées de la guerre de succession, une autre suggère que le dirigeant craint l‘échec de son parti unifié, le RHDP – dont aucun dauphin n’est promu – face à des candidats de poids en 2020.

Une référence faite au désormais ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, qui reste lui aussi énigmatique sur l‘élection de 2020. Mais aussi à l‘éventuel acquittement de l’ancien président Laurent Gbagbo qui pourrait rentrer en Côte d’Ivoire, ainsi qu‘à la menace du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié, son ancien allié.

Alassane Ouattara qui juge « excellente » la « recomposition politique qui se déroule en Côte d’Ivoire » ne compte en aucun cas « empêcher la candidature de qui que ce soit comme certains ont tenté de le faire par le passé », a-t-il ajouté en allusion à l’ancien président Henri Konan Bédié, qui avait lancé le concept de “l’Ivoirité” dans les années 1990 pour empêcher Ouattara, accusé de nationalité “douteuse” de se présenter à la présidentielle de 1995.

Une promesse qui vient probablement rassurer face aux récents rapports, notamment ceux d’Amnesty International et de l’Union européenne qui ont violemment échiné la situation politique et celle des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

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