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Conakry : procès Moussa yero bah, l’affaire renvoyé au 04 octobre prochain

Journaliste et activiste des droits des femmes, Moussa Yéro Bah est poursuivie pour diffamation par un citoyens.  Son procès s’est ouvert ce jeudi 27 septembre 2018 au TPI de Dixinn, à Conakry. L’affaire a été renvoyée au 04 octobre prochain pour l’ouverture des débats et une caution d’un million de francs a été fixé pour la procédure.

C’est dans le cadre de l’affaire Diaraye, la jeune fille incarcérée récemment à la maison centrale de Conakry alors qu’elle était enceinte que cette affaire à débuté.

Mamadou Oury Baldé, oncle de la jeune fille qui est accusé de l’avoir violée et enceintée avant de l’envoyer en prison, rejette ces accusations. C’est pourquoi, il a porté plainte contre Moussa Yero Bah qu’il accuse, à son tour, de diffamation contre sa personne.  Au sortir de l’audience ce jeudi, les avocats des deux camps ont réagi face aux journalistes.

Selon Maître Salifou Béavogui, avocat de la défense son client est victime de ‘’fausses’’ accusations.« Le dossier qui nous amène ici, est un dossier que tout le monde connait. Elle n’a fait que prendre position, cause et effets de cette jeune fille qui a été traumatisée, emprisonnée, qui a porté une grossesse et a été abandonnée. Moussa Yéro a une ONG qui défend le droits des femmes, et la protection du genre. C’est grâce à sa lutte et à la lutte de tous que cette jeune fille a pu recouvrer sa liberté et donner naissance dans l’honneur et dans la dignité. Tout ce qu’on la reproche, est faux et archi-faux. Rien n’est prouvé, rien n’est justifié. Mais nous le démontrerons devant le tribunal ». a-t-il fait savoir.

Comme prévu par l’article 460 du code de procédure pénale guinéen, l’audience a été consacrée à la fixation de la caution. Les parties ont débattu sur le montant, la partie civile a proposé 500 mille francs guinéens, le ministère public a proposé 5 millions de francs guinéens, et l’avocat de la défense aproposé 50 millions de francs guinéens. Et cela en raison des activités de la partie civile et des menaces que le plaignant n’a cessé de proférer. Poursuivant, l’avocat à la défense Maître Salifou Béavogui affirme« Le tribunal aurait dû fixer la caution au bas mot à 5 millions de francs guinéens. Tout de même il l’a fixé à un million et le dossier est renvoyé au 4 octobre 2018. Madame Moussa Yéro est innocente et nous allons démontrer son innocence dans ce procès. »

 De l’autre côté, Maître Pépé Antoine Lamah avocat de la partie civile réagit sur ces deux options:«premièrement, le montant a été fixé à un million de francs guinéens. Nous prenons acte de cette décision et nous allons nous acquitter les jours avenir. La deuxième, c’est un délit de presse qui est caractérisé par une procédure spéciale. Et cette procédure implique célérité, rigueur et tout ce qu’il faut pour que la procédure ne perdure pas. Ce dossier est suffisamment prêt, nous nous acquitterons du montant souverainement fixé par le tribunal, et à l’audience prochaine nous espérons débattre et plaider »

S’agissant de l’accusée qui est apparue très sereine, elle a déclaré qu’il n’y a jamais eu de diffamation dans cette affaire. « La diffamation, c’est quand une personne parle sans preuve, et en tant que journaliste, nous ne parlons pas sans preuve. Et ce n’est pas parce qu’une personne n’est pas contente, qu’on va garder ces informations pour nous. Le peuple a besoin de connaître la vérité. En tant qu’activiste des droits de l’homme, nous ne nous battons pas contre une personne, mais nous luttons contre les travers sociaux et le viol est un crime qui est condamné par la loi guinéenne », soutient la journaliste Moussa Moussa Yéro.

A noter qu’un groupe de jeunes filles toutes habillées en rouge, activistes et journalistes sont allés apporter leur soutien à la journaliste Moussa Yéro en attendant le procès du 04 octobre prochain.

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